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Les petites choses du quotidien



GALADRIEL - Pourquoi le semi homme ? GANDALF - Je ne sais pas. Saroumane pense que seul un grand pouvoir peut tenir le mal en échec, mais ça n'est pas ce que j'ai découvert. Je crois que ce sont les petites choses, les gestes quotidiens des gens ordinaires qui nous préservent du mal... de simples actes de bonté et d'amour. Pourquoi Bilbon Sacquet ? Peut-être par ce que j'ai peur et qu'il me donne du courage.



Le Hobbit Par J.R.R. Tolkien





Bien qu’il soit logiquement compréhensible que changer nos habitudes problématiques permettrai de résoudre un nombre considérable de problèmes, la question est de savoir comment faire.

A cela, je dirai que c’est en appliquant quotidiennement ce que l’on souhaite appliquer que l’application va se faire.

Changer nos habitudes n’est pas toujours évidant car une habitude est quelque chose de presque inconscient, qui dure dans le temps, qui met du temps à apparaitre et donc à disparaître.

Il est facile de baisser les bras lorsque l’on souhaite changer une habitude, car on s’imagine tout de suite le travail qu’il faut faire et le temps que cela va prendre. On se dit alors : « Ça va être difficile ! ».

Et pourquoi le vit-on comme une difficulté, bien souvent parce que l’on voudrai que cela aille vite ! On voudrait pouvoir se libérer de nos schémas de pensée en deux temps trois mouvements. On recherche alors le moyen, qui pourrait nous aider à le faire. Et c’est une bonne chose ! Mais il faut considérer ce moyen comme une démarche, un chemin à arpenter, une promenade quotidienne qui, petit à petit, va nous aider à changer en profondeur.

C’est pour cela que je définie plutôt la sophrologie comme une démarche et non pas comme une boite à outils. Les exercices que le sophrologue donne sont plus à considérer comme une démarche de cheminement qui en l’arpentant va faire en sorte que le changement arrive presque inconsciemment ; car les habitudes sont la plupart du temps réalisées inconsciemment. Comme dit le proverbe, la destination définit juste le chemin, mais c’est le chemin qui est important, pas la destination.

Les exercices doivent donc devenir des simples gestes, de simples pensées quotidiennes. Et ce que je préconise, c’est de s’approprier ces exercices pour en faire quelque chose d’adapté à soi.


Afin d’illustrer ce thème, je vous propose d’étudier la vie de monsieur Tendu :


C’est l’histoire de Monsieur Tendu. Il est particulièrement stressé en ce moment et souhaiterait aller mieux. Il décide donc d’apprendre une méthode très simple lui permettant de réduire son stress : la méditation. Il prend donc son courage à deux mains et s’inscrit à un séminaire d’un week-end entier de méditation.

Durant ces deux jours, il expérimente tout un tas d’états de conscience et il finis par effectivement se sentir plus apaisé. Il rentre donc chez lui le dimanche soir tout content et détendu, et part se coucher.

Le lendemain matin, il se lève, toujours détendu du week-end, et part travailler. Pas de chance, il tombe dans des embouteillages. Là il se dit : « Ok pas de problèmes, tout va bien je suis apaisé maintenant que j’ai fait deux jours complets de méditation ». Puis, il arrive au bureau et voit que cette semaine, il se retrouve avec beaucoup de travail. « C’est ok, relax, tout va bien, pense au week-end dernier, où tu t’es relâché, où tout allait bien » se dit-il.

Puis les journées passent, et on est maintenant à 1 mois du séminaire de méditation. Les petits tracas quotidiens vont et viennent mais les sensations de bien-être qu’il avait ressenti sont maintenant loin derrière lui, si bien que le stress recommence à se manifester et qu’il commence à se demander quand sera le prochain séminaire de méditation…

C’est alors que, lui qui était parvenu à diminuer son stress lors de ce fameux « week-end méditation », il finit par retomber dans ses schémas habituels ; et le stress est de retour !


Il est très bon de prendre du temps pour soi, et donc faire un week-end entier de méditation ne peut être que bénéfique. On peut, et pour l’avoir fait, je peux parler par expérience, ressentir les bienfaits immédiats à l’issue de ce genre de stages, car ils nous permettent de sortir un tant soit peu de nos habitudes du quotidien. Seulement, si l’on n’entretient pas ces nouvelles habitudes générant du mieux-être, nos vieux schémas d’habitudes et donc de pensée, finissent par ressurgir. Autrement dit, en faisant cela, on mets juste un tapis sur le tas de poussière qui reste là jusqu’à ce que le tapis se dissipe.

Si l’on voit la méditation comme un muscle que l’on veut renforcer, alors, bien sûr qu’un week-end d’entraînement intensif permettra déjà d’obtenir des résultats ; mais si derrière on arrête de solliciter ce muscle, les résultats partiront petit à petit. Pour obtenir un renforcement constant et sain, le secret c’est la régularité. Il vaut mieux s’entraîner 1 heure régulièrement plutôt que de faire 2 jours d’entraînement intensif puis plus rien pendant 1 mois. C’est à peu près pareil pour la méditation et la sophrologie.

C’est en faisant régulièrement les exercices que l’on obtient une amélioration durable. De plus, si l’on maintient l’entrainement, alors les stages intensifs seront encore plus bénéfiques car ils permettrons d’aller encore plus loin et apporterons de nouvelles possibilités à explorer.

La sophrologie doit s’inclure dans le quotidien. Ainsi, n’attendez pas votre rendez-vous ou votre stage pour commencer à prendre du temps pour vous. Et prendre du temps pour soi ne signifie pas nécessairement se dégager 1 heure de temps chaque jour. Non, 20, 10, ou même 5 minutes suffisent. Même quelques secondes pourraient suffire du moment que ces secondes sont de qualité dans le sens où elles sont pour vous un moment de recentrage, et que durant ce laps de temps vous êtes au centre de votre vie.

C’est la qualité et la répétitivité qui font que les choses se fixent. On ne devient pas un bon forgeron en faisant un stage d’une semaine, mais en pratiquant quotidiennement l’art de la forge, petit à petit.

Prenez régulièrement conscience de vous-même et même si ce n’est que quelques instants, prenez le plaisir de savourer ces moments où vous êtes le centre plusieurs fois par jours. C’est un peu comme la « pause clope » du Yogi, cela doit être un moment de plaisir, de se retrouver soi.

Faites-vous plaisir et cultivez ces instants de détente, même s’ils sont brefs. Car plus vous aurez de petits gestes, de petites intentions bienveillantes quotidiennes envers vous-même, plus votre vie deviendra un véritable bonheur au quotidien.

Alors, redonnez-vous de la douceur et de la bienveillance. Prenez régulièrement quelques instants pour respirer, souffler, faire votre sophro, ou encore, méditer et faites de votre vie, le rêve que vous souhaitez vivre, dans le bonheur, l’Amour et la joie.



« N'attendez pas le sauveur. Qu’il soit un thérapeute, un groupe ou un séminaire. Ne recherchez pas le pouvoir de vous libérer. Vivez simplement votre vie avec douceur, Amour, joie et humour. Car vous n’êtes que cela ! »

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